Le Cercle de Gindou se fait ici le porte-voix d'habitants inquiets.
L'ASPAS Du Lot se joint à cette mobilisation locale.
Une table ronde sera proposée prochainement à Cazals.

LES EPANDAGES DE LISIER SUR LA COMMUNAUTE DE COMMUNES CAZALS/SALVIAC

A Cazals, la porcherie industrielle [8500 têtes] génère des emplois et des revenus pour quelques agriculteurs du canton. Elle fournit aussi de l'engrais bon marché.

Cependant, cette activité économique questionne sur les nuisances engendrées et les risques pour la santé de l'ensemble des habitants.

A observer sur ces photos :

  • Sol saturé de lisier à quelques mètres d'une noyeraie bio
  • Ruisseau et flore aquatique pollués par les lisiers épandus en amont qui se déversent en aval dans la rivière MASSE (protégée dans le cadre des Espaces Naturels Sensibles du Lot)
  • Tracteur et sa citerne de lisier embourbés dans un champ  après des pluies abondantes à quelques mètres d'une autre exploitation bio. Le sol déjà saturé d'eau ne peut pas absorber le lisier.  

  Ce qu'on ne voit pas sur les photos :

  • L'excès probable de nitrates et autres composants chimiques dans les sols
  • La nuisance olfactive qui a dépassé le seuil de tolérance y compris dans le centre-bourg de Cazals
  • La circulation continue en période d'épandage des ensembles tracteurs + citernes à lisier à 30 km/h sur nos routes de campagne étroites et sinueuses. Représente un danger potentiel pour les automobilistes (sans parler du bilan carbone !)

 

 

La porcherie industrielle de Cazals

Quels contrôles pour la protection sanitaire des populations ?

  • Porcherie industrielle de 8500 porcs actuellement, une des plus importantes porcheries du Lot (agrément pour 2400x3 animaux équivalents soit 7200 têtes) 
  • Située à la sortie de Cazals, à quelques mètres de la rivière MASSE (Espace Naturel Sensible) 
  • 2 fosses à lisier
  • Epandage des lisiers sur prairies à Cazals et Salviac selon un plan d'épandage élaboré par la Chambre d'Agriculture
  • Suite à une inspection de la DDCSPP en 2012, création de 2 nouveaux bâtiments à côté de la rivière avec système de filtration d'air pour une mise aux normes  "bien-être animal". Ceux-ci accueilleront 850 truies gestantes
  • Contrôles sanitaires par la DDCSPP relatifs au plan d'épandage à partir seulement de documents déclaratifs émis par la porcherie

 

 

Au XXIème siècle, les lisiers doivent se gérer autrement !

LA METHANISATION,

une alternative pour Cazals ?....

Le Cercle de Gindou a organisé la visite de 2 unités de méthanisation avec les élus de la Communauté de Communes Cazals/Salviac en avril 2012

Où en est leur réflexion aujourd'hui ? Ont-ils initié le dialogue avec les dirigeants de la porcherie ? Peuvent-ils agir sur le maintien de la qualité du cadre de vie à Cazals ? Sont-ils en mesure de garantir aujourd'hui que les épandages de lisier ne représentent aucun danger pour la santé de leurs concitoyens ?

Visite de l'unité de méthanisation à Mayrac (46) créée par Joel LAVERDET

Visite de l'unité de méthanisation à Marcillac St Quentin (24) créée par des adhérents de la CUMA-St Quentin avec l'aide de la Chambre d'Agriculture de Dordogne

Objectifs des unités de méthanisation

 

Les unités de méthanisation conjuguent trois objectifs :

  1. Transformer les déchets organiques tels que les lisiers,  fumier, tontes des espaces verts en énergie renouvelable (le biogaz)
  2. Produire de l'électricité et de la chaleur
  3. Réutiliser le digestat. Le digestat est constitué, une fois la méthanisation effectuée, par les " restes" qui ont une valeur fertilisante. Il est épandu sur les champs et permet de diminuer les nuisances olfactives anciennement dues au lisier.

Lire les commentaires et explications enthousiastes
du CONSEILLER GENERAL du canton d'Asttafort,
Michel Esteban, suite à sa visite à Marcillac St Quentin :

http://michel-esteban.over-blog.com/article-une-suite-logique-114260363.html

 Plus d'infos sur notre page :

Alternatives énergétiques pour le Lot

 

 

FLASH INFO  DU  02/04/13 !

Le gouvernement propose un plan de méthanisation agricole axé sur des projets de taille intermédiaire

Le gouvernement propose un nouveau plan afin de développer la méthanisation des effluents agricoles pour favoriser une gestion globale de l'azote. Deux milliards d'euros seront mobilisés pour atteindre 1.000 installations en 2020, contre 90 fin 2012.

 

Lire l'article :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/methanisation-algues-vertes-directive-nitrates-elevage-18180.php4#xtor=ES-6

 

 

A propos des boues toxiques....

 

«  Le législateur ne semble pas du tout prêt à avancer, par exemple, sur le dossier des boues toxiques que les agriculteurs épandent dans leurs champs. Des résidus de ces boues provenant des stations d'épuration d'eau et de certaines industries se retrouvent de plus en plus dans nos assiettes. Leur épandage dans les champs où poussent légumes et céréales s'est généralisé avec le concours de gros gros agriculteurs qui y voient une apport gracieux d'engrais organiques. Cette « valorisation agronomique », pour reprendre une expression des acteurs qui se prêtent au jeu, concerne en France près de 70 % des boues (soit 700,000 tonnes par an environ), le reste étant placé en décharge ou incinéré (soit 300,00 tonnes par an). Les multinationales du traitement de l'eau ont requalifié aussi les boues toxiques avec des noms plus séduisants, par exemple celui de « nutrigalettes », tout en les reconditionnant dans des sacs sous une forme moins rebutante. Mais ces entreprises omettent volontiers de rappeler qu'elles remettent ainsi en circuit les neurotoxiques les plus problématiques : mercure, plomb, cadmium, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP°, benzène, xylène, toluène, hydrocarbures aliphatiques chlorés (substances toxiques volatiles utilisées comme solvants), pesticides organochlorés, carbamates, triazines, esters de phtalates, résidus de détergents, cyanures, tensioactifs ou agents surfactants, polybromodiphényléthers (PBDE)... S'y ajoute toute une variété de composés pharmaceutiques.

 

Autrement dit, des poisons que les multinationales filtrent logiquement pour se conformer aux normes sanitaires censées nous protéger atterrissent au final dans notre assiette. Et une autre partie se retrouve dans nos verres, car les toxiques s'infiltrent au fil des ans jusqu'aux nappes phréatiques où l'on puise l'eau de consommation. Ce prodige s'explique par les complaisances du législateur et des experts officiels qui fixent des valeurs limites à ne pas dépasser se situant systématiquement au-dessus des taux de pollution habituels. Les substances dangereuses sont remises dans les sols au contact des aliments qui en absorbent une partie, qui finit dans notre estomac. Les teneurs moyennes des boues sont de 90 mg/kg pour le plomb, de 2,5 mg/kg pour le cadmium et de 2,3 mg/kg pour le mercure.

 

Le cadmium est le métal lourd dont les plantes sont les plus gourmandes, surtout les laitues, les carottes, les épinards et les choux verts. C'est aussi le cadmium que l'on retrouve en plus grosse quantité dans le foie et le rein des moutons pâturant dans les champs qui ont reçu ces épandages. De façon plus générale, une augmentation de la teneur en cadmium des abats des ruminants a été constatée lorsqu'ils consomment des fourrages ou ensilages récoltés sur ces terrains. Des chercheurs ont démontré l'influence de l'application de boues d'épuration sur des pâturages réservés à des brebis gestantes : ils ont constaté une diminution importante du développement testiculaire des foetus et de leurs fonctions hormonales, et ils ont souligné les conséquences probables de ces perturbations sur la vie adulte.

 

Le transfert de mercure, de plomb et de cadmium absorbés par les céréales et les légumes n'est pas non plus négligeable, et l'on peut s'inquiéter tout particulièrement de leur effet chez l'enfant qui a un coefficient de pénétration intestinale (50 %) très supérieur à celui de l'adulte (5 à 10 %) dans le cas des métaux lourds.

 

Pratiqué depuis la seconde moitié du XXème siècle, l'épandage des boues toxiques apparaît comme une aberration au regard des connaissances actuelles sur les niveau cee contamination de l'homme et sa vulnérabilité à toutes ces substances. Il est invraisemblable que cette pratique reste autorisée, d'autant qu'au fil des décennies, l'accumulation des toxiques dans les terres s'aggrave et qu'il faudra des siècles pour qu'elles s'épurent.

 

Le vent et la pluie se chargent aussi d'en disperser les particules, notamment sur les communes voisines. De même, les animaux de passage (oiseaux, rongeurs, renards et gibier) participent joyeusement à leur dissémination. Ce qui n'est pas vraiment amusant quand on sait que ces boues contiennent par ailleurs des bactéries et des virus susceptibles de transmettre des maladies infectieuses graves, dont la polimyélite, des méningoencéphalites, des trichinelloses, des encéphalopathies dues aux prions et mêle le choléra. Un traitement des boues est normalement prévu pour neutraliser ces micro-organismes avant les épandages mais, pour des raisons économiques et techniques, il n'est pas toujours appliqué avec scrupule. Certaines installations sont trop rudimentaires ou vétustes. Un responsable de la communication au ministère de l'Agriculture nous a confié qu'il craignait énormément qu'un médecin ou un épidémiologiste établisse un jour le lien entre des cas de maladie infectieuse grave et la consommation de légumes crus contaminés par ces boues. Nous avons noté que sa crainte concernait l'éventualité qu'on mette en cause le ministère et non le fait qu'il puisse y avoir des victimes. Quant à l'interdiction de cet usage, elle n'est toujours pas en vue. En revanche, les exploitants de champignonnières n'ont désormais plus le droit de cultiver leurs champignons sur ces boues, du fait de leur grand pouvoir d'absorption des métaux lourds.

 

Dans les années 2000, les autorités se sont contentées de déconseiller ce type d'épandage aux agriculteurs et de l'encadrer par une législation qui leur impose d'entreposer les monticules de boues à une distance minimum de 3 mètres de la route la plus proche (loi souvent non respectée) et pour une durée n'excédant pas 10 mois (là aussi, n'importe qui peut faire aisément constater par huissier la fréquence des transgressions). »

 

 

Extrait du livre :

MENACES SUR NOS NEURONES

de Marie Grosman et Roger Lenglet

chez Actes Sud

 

 

SURVEILLANCE "NITRATES"

La directive du ministère de l'Ecologie

 

L'application de la directive « nitrates » en France est renforcée et améliorée, soit par des actions étendues à l'ensemble des zones vulnérables depuis 2012 (allongement des périodes d'interdiction d'épandage, relèvement des normes de rejets des vaches laitières, contrôle plus strict du respect de l’équilibre entre l'apport et les besoins en azote pour chaque parcelle, clarification des modalités de dimensionnement et de contrôle des capacités de stockage des effluents d'élevage), soit par des actions sur des territoires ciblés, notamment en ce qui concerne la limitation des excédents d'azote à l'échelle de l'exploitation et la transparence concernant les échanges d'effluents entre exploitations.

nitrates 2011-10-28_NKM-BLM_Nitrates.pdf
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Table ronde à Cazals

Nous proposons qu'une table ronde soit organisée à Cazals sur la question des épandages de lisiers (provenant de la porcherie ou sauvages) entre agriculteurs, élus, citoyens et des représentants de la porcherie. Si cette démarche vous parait utile, faites- le savoir en nous téléphonant (voir contact) , en  envoyant un mail, ou en laissant un commentaire ci-après :

 

 

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Commentaires : 19
  • #1

    Hesseling P. (vendredi, 29 mars 2013 13:00)

    trés trés favorable ! !

  • #2

    labat christian (vendredi, 29 mars 2013 19:13)

    Merci de ces informations . La reunion est effectivement indispensable . Merci de nous indiquer lieu et date . N ous viendrons avec nos amis . A bientot .

  • #3

    Jacky Dupéty (samedi, 30 mars 2013 07:01)

    Non, non on ne peut pas cautionner ce processus industriel malgré les vertus qu'on veut bien lui attribuer.Les élevages industriels représentent l'univers concentrationnaire que l'humanité a connu et connait encore dans certaines régions du globe. En outre les polluants ont une vie que nous ne soupçonnons pas........et nous les mangeons et nos enfants (si nous pouvons encore en avoir!) les mangeront aussi, avec les flots de maladies que nous constatons déjà.

  • #4

    lentz (samedi, 30 mars 2013 11:02)

    oui à cette table ronde pour connaitre les arguments de chacun ainsi que leurs propositions pour remédier aux problemes

  • #5

    cercledegindou (samedi, 30 mars 2013 11:14)

    Bonjour, est ce que CHRISTIAN LABAT veut bien nous laisser ses coordonnées pour que nous le tenions informé de la date et lieu table ronde....

  • #6

    devillers (samedi, 30 mars 2013 14:51)

    bonjour, je suis passé mercredi sur la route entre marmignac et salviac via bouzic
    j'ai été choqué par la vision et l'odeur de ce tracteur en train d'arroser les champs avec ce pulverisateur derrière la tonne à lisier! je ne savais pas que cela était autorisé! c'est un scandale ! merci de votre engagement. PM

  • #7

    HENNEQUIN (dimanche, 31 mars 2013 22:37)

    Extrêmement intéressant cet article sur le "lisier de Cazals".
    Je suis ok pour participer à la prochaine réunion organisée à ce sujet qui m'a interpellée, c'est le moins que l'on puisse dire !
    Merci de me tenir informée des date, heure et lieu : annickhennequin_fr@yahoo.fr

  • #8

    Vogel (lundi, 01 avril 2013 14:55)

    Pour la porcherie de Cazals, il est peut-être une autre menace pour l'environnement, la chaine alimentaire, la santé des employés et des consommateurs, c'est l'amiante. Pratiquement tous les batiments abritant les animaux sont concernés par le désamiantage.

  • #9

    guillabeau (mardi, 02 avril 2013 14:17)

    OUI !!! rien que pour les nuisances olfactives de plus en plus fréquentes. Je ne sais si cela provient directement de la porcherie ou de l'épandage mais ça PUE.
    Je viendrais, merci pour l'info, la démarche et l'engagement. corinne

  • #10

    cercledegindou (mercredi, 03 avril 2013 13:31)

    reçu parallèlement cet autre commentaire concernant l'amiante :
    " Il y a quelques années la Chambre d'Agriculture sous l'impulsion de la réglementation amiante, a demandé à tous les agriculteurs du département de procéder à un inventaire "amiante", les toitures et aussi les parois des batiments.............................l'inventaire n'a jamais eu lieu. Sans doute le cout du désamiantage est-il trop énorme."

  • #11

    C.Treaders (mercredi, 03 avril 2013 21:07)


    Je suis venu découvrir début semaine dernière Cazals et ses alentours pour organiser un éventuel séjour pour un groupe d’handicapés. .J'étais à la recherche d'un endroit beau, divers en paysage et pas trop peuplé.....Malheureusement j'ai été accueilli par une odeur envahissante qui a nécessité l'utilisation à plusieurs reprises de mon aérosol pour contrôler mon Asthme . 24 Heures m'a suffi pour réaliser que le médicament avait du mal à combattre cette nuisance permanente dans mon système respiratoire .Dommage le cadre était idéal mais si ces effets néfastes m’ont atteint physiquement je ne peux l'imposer à des personnes qui ont déjà une fragilité par peur d'une réaction indésirable.....Peut être que des gens en top forme physique le combattent mieux sans conséquences.....pour le moment ??...

  • #12

    Hindmarsh (mercredi, 03 avril 2013 21:55)

    Oui, pour les nuisances olfactives. il est un menace pour l'environnement. Je voudrais participer à la réunion. Merci.

  • #13

    Costes (jeudi, 04 avril 2013 08:41)

    Oui, bien sur, il est grand temps de se poser des questions et de chercher les solutions, nous souhaitons participer à cette réunion

  • #14

    Tennstedt Guy (vendredi, 05 avril 2013 19:14)

    Sommes des "petits" belges qui résidons régulièrement dans cette magnifique région.Ne pourrons donc pas participer à cette réunion, mais soutenons de tout coeur un débat dont le but est finalement de voir comment permette à chacun de vivre sans que nul ne le fasse au dépend des autres. Sommes persuadés que la protection de l'environnement est capitale et que tous les moyens doivent être pris en ce sens. Dans une société en crise économique, nous devons accepter d'y mettre le prix, en bon père de famille en sachant que les investissements d'aujourd'hui sont les seuls garants d'une prospérité dans l'avenir ! Guy T

  • #15

    Anne Joubert (vendredi, 05 avril 2013 21:24)

    Bien sûr d'accord pour participer à l'information, la réflexion et aux actions sur le sujet : ce que je voudrais , c'est arriver à échanger avec ceux auquels on s'oppose et qui pourtant ont fondamentalement les mêmes intérêts que nous tous. Anne

  • #16

    cercledegindou (jeudi, 11 avril 2013 21:21)

    COMMUNIQUE TABLE RONDE - COMMUNIQUE TABLE RONDE - COMMUNIQUE TABLE RONDE :
    http://www.association-lecercledegindou.com/le-cercle-de-gindou/veille-citoyenne-locale/lisiers-et-méthanisation-à-cazals-salviac/

  • #17

    G. Bladie (lundi, 15 avril 2013 16:29)

    Suis intéressé par la table ronde ; merci de me tenir informé

  • #18

    cercledegindou (mardi, 30 avril 2013 11:12)

    TABLE RONDE A LA MAIRIE DE CAZALS LE JEUDI 23 MAI A 17H30. Plus d'infos auprès du Cercle de Gindou

  • #19

    BILL (mardi, 06 mai 2014 00:43)

    QUAND VOUS BOUFFREZ QUE DE LA MERDE BREZILIENNE ET EN FRANCE IL Y AURA PLUS DE TAF FAUDRA PA PLEURER