FAUDRA-T-IL CREER UNE ZAD A LAVERCANTIERE/LE FRAU POUR SE FAIRE ENTENDRE ?

Pillage des matières 1ères et menace de dégradation irréversible du cadre de vie en Bouriane

Les carrières de Lavercantière sur l'espace naturel sensible du Frau

La multinationale IMERYS s'accapare sans contre-partie et sans limites les richesses du sol de Bouriane. Elle menace gravement la biodiversité et les éco-systèmes de la région (vergers à graines, réserves d'eau naturelle)

 

Suivre tout le dossier des carrières de Lavercantière
sur le site de :
ASSOCIATION POUR LA PRESERVATION
DES SITES MENACES EN BOURIANE (APSMB)

http://www.lefrau.fr/actu/actu.html

 

 

SIGNEZ LA PETITION

http://www.lefrau.fr/basic/petition.html

Les services de l’Etat, chargés de conserver et développer les ressources de nos forêts, succombent aux sirènes du lobby industriel : dans le Lot, soixante-dix hectares de vergers à graines forestiers vont être vendus pour destruction à une multinationale. C’est l’avenir des forêts françaises et européennes qui se joue dans cette tractation opaque et malsaine.


Soixante-dix hectares de vergers à graines forestiers, gérés par l’ONF sur la commune de Lavercantière (46) pour les principaux partenaires de la forêt française, sont en passe d’être cédés pour destruction à Imérys Ceramics France-Quartz.

Cette multinationale doit en effet satisfaire à tout prix l’appétit de ses actionnaires et exploiter jusqu’au dernier les galets de quartz situés sous ces vergers. Imérys invoque « des marchés stables, porteurs et la nécessité de sécuriser ses clients ». Les services de l’Etat, pour leur part, ont l’ambition d’en retirer des compensations financières.


Et l’intérêt général, comme celui de la forêt française, où est-il dans tout cela ?

Après avoir déjà détruit une grosse part des landes du FRAU, milieu écologiquement fragile et riche en diversité biologique, et s’en être pris aux restes d’un patrimoine historique médiéval très prisé localement, IMERYS s’apprête maintenant à faire disparaitre le patrimoine biologique et scientifique inestimable que représentent ces vergers à graines forestiers.

Il aura en effet fallu plus de quarante ans aux chercheurs de l’INRA et de l’IRSTEA, en collaboration avec l’ONF et d’autres partenaires de la forêt française, pour les créer. Ce fut de plus un investissement majeur de plusieurs dizaines de millions d’euros consenti durant toutes ces années aux frais du contribuable.


Ces vergers à graines forestiers, à quoi servent-ils ?

- Ils produisent les semences forestières améliorées indispensables à la réalisation de reboisements de qualité. Ils ont déjà fourni près de dix tonnes de graines permettant l’établissement de plus de 150.000 hectares de plantations forestières.

- Ils permettent la conservation de génotypes forestiers remarquables, aujourd’hui disparus en forêt naturelle, à partir desquels des forêts détruites ou dégradées peuvent être reconstituées.

- Ils servent de support à une activité de recherche et de développement dans le secteur forestier, dans le cadre d’une fructueuse coopération européenne.

C’est l’avenir des forêts françaises et européennes qui se joue dans cette tractation opaque et malsaine. Nous, citoyens, avons le devoir de résister individuellement et collectivement à cet abandon du patrimoine national au profit d’une multinationale qui n’a d’autre ambition que le profit.


Signons massivement cette pétition pour montrer notre indignation citoyenne et résister à ce honteux projet de destruction. La décision politique qui suivra devra tenir compte de notre avis.


Source : http://www.reporterre.net/L-Etat-brade-les-forets-francaises

Présentations institutionnelles d'IMERYS... pour mieux comprendre les enjeux ici et ailleurs....

Imérys vise à agrandir sa carrière à Lavercantière sans consultation

 

par Tineke Aarts/site de LOT NATURE

Dimanche 22 juillet 2014, plus de 100 personnes ont participé à la balade pour sensibiliser l’opinion publique autour la problématique causée par la carrière d’Imérys Ceramics à Lavercantiére. Depuis des années, cette carrière a un besoin de terres plus important que prévu à son installation. Actuellement, un verger à graines forestiers, 70 hectares, gérés par l’ONF sur cette commune, est en passe d’être cédé pour destruction. L’association APSMB - qui se bat pour la préservation de la zone - a organisé une balade avec des interventions intéressantes. Un reportage…

La carrière d’Imérys à Lavercantière a une longue histoire derrière elle. Implantée à proximité d’un ENS (Espace Naturel Sensible), cette installation ne s’est pas passée sans polémique. Il semble qu’à l’époque un conflit de pouvoir entre le ministre de l’Ecologie, défavorable au projet, et le ministre de l’Economie, favorable, a été gagné par ce dernier.

Quinze ans plus tard, les résultats de ce conflit se montrent sur place…

Selon une question de Mme Dominique Orliac, posée au ministre de l’Agriculture, le 30 juin 2014, la société IMERYS a fait en 2011 une demande d’exploitation minière qui viserait le site des vergers à Graines de l’Office National des Forêts (ONF).

Citation : « Il semblerait que ce dossier, traité par le ministère, soit au stade même des négociations portant sur le montant de compensations financières à la charge de l’exploitant minier. Et ceci, sans aucune concertation avec les élus locaux, départementaux et régionaux depuis 2011. »

Apparemment, des négociations concernant 70 hectares sont en cours avec M. Bouillon représentant du Ministère de l’Agriculture qui pilote le comité de coordination des vergers.

Plus de 100 randonneurs, malgré les alertes météos pour l’orage

Suite à un appel de l’association APSMB aux randonneurs de venir pour ce rendre compte de ce qui se passe autour de ce dossier, de nombreux participants ont donné leur soutien enthousiaste et engagé.

Pendant la balade nous avons eu d’abord l’intervention de M. Philippe Douault, entomologiste, qui a parlé de l’importance des milieux naturels.

Intervention de M. Gilles Vilard, maire de Lavercantière

Puis M. Gilles Vilard, depuis longtemps maire de la commune de Lavercantière, a évoqué ses inquiétudes et problèmes avec la carrière qui informe très mal les autorités locales. Par exemple sur ses besoins de terres pour l’exploitation et sur des problèmes survenus pendant les travaux.

Concernant le besoin de terres : ce sont 3,5 hectares exploités par an au lieu d’un hectare, et cela depuis 15 ans. La carrière s’est implantée sur 53 hectares au lieu de 15 hectares prévus.

Un plan d’eau s’est créé par accident…

M. Gilles Vilard s’est adressé à l’assemblée de randonneurs à un endroit sensible où d’ importants dégâts sont survenus pendant les travaux : un plan d’eau a été créé « par accident » ce qui affectera la quantité et la qualité de l’eau dans les ruisseaux qui suivent. Cela dans une zone connue pour être sensible à la sécheresse et aux incendies.

Puis nous avons eu l’intervention de M. François Wencelius, ingénieur forestier qui a parlé du Verger à Graines, menacé de disparaitre. Il a raconté que dans les années 50 du siècle dernier, il avait été décidé que les reboisements en France devraient se faire à partir des graines d’arbres de haute qualité. Ce Verger à graines est donc un conservatoire pour des génotypes forestiers remarquables, permettant le cas échéant de reconstituer des forêts détruites.

Intervention de M. François Wencelius sur l’importance et l’enjeu du verger à graines

Sélectionneurs forestiers ont voyagé le monde pour choisir les graines des essences les plus appropriés. Ces arbres ont été plantés à Lavercantière, un lieu choisi pour son caractère unique : une île de bruyère entouré par un paysage calcaire ce qui préserve bien les essences.

Il aura fallu plus de 40 ans aux chercheurs de l’INRA et de l’IRSTEA, en collaboration avec l’ONF et d’autres partenaires de la forêt française, pour les créer. Ils ont déjà fourni près de 10 tonnes de graines permettant l’établissement de plus de 150.000 ha de plantations forestières.

Ce fut de plus un investissement majeur de plusieurs dizaines de millions d’Euros. En conclusion de l’assemblée présente, c’est donc un patrimoine et un travail de long terme, financé par les contribuables au service d’un objectif commun, qui risque actuellement d’être anéanti pour les profits d’une seule entreprise.

Mme Geneviève Lagarde (à gauche) soutient ouvertement la demarche de l’association APSMB

Mme Geneviève Lagarde, vice-présidente du Conseil Général du Lot en charge de l’environnement, a participé à la balade. Elle est intervenue à la fin en caractérisant la situation à Lavercantière comme « affligeante ».

Pour elle il est clair qu’après le passage de cette carrière, la nature dans cette zone sensible est "détruite". Elle a souligné que le Frau connaît une situation géographique remarquable, ce qui préserve des espèces de la flore et la faune qui ont disparus ailleurs.

Pour cette raison, la zone du Frau est classée ENS (Espace Naturel Sensible) par le Conseil Général. Le Plan d’occupation des sols a classés les vergers en zone naturelle ND compte tenu de leur fragilité et de leur intérêt faunistique et floristique, avoisinant une ZNIEFF.

« Les replantations d’arbres n’aident pas à restaurer une zone si unique, c‘est perdu pour toujours », a-t-elle dit. Elle jugeait les dégâts faits « comme importants et irréversibles ». De surcroit, elle était d’accord avec M. Gilles Villard sur le manque de transparence dans la gestion, dans les dossiers et dans la communication vers les personnes concernées (riverains et autorités) de la part de l’entreprise.

Mme Lagarde a dit comprendre qu’il y a toujours une tension entre l’écologie et l’économie. Selon elle, cette zone du Frau demande actuellement une protection plus forte de la part de l’Etat. Avec son mandat donné, elle a promis de s’investir pour établir dse zones rouges, interdisant toute création ou extension de carrière, dans le cadre de la réactualisation du schéma départemental des carrières du Lot.

Les carrières de Crayssac

"NON A UNE DÉFIGURATION DU PAYSAGE  - NON A UNE PRISE D'OTAGES POUR OBTENIR UNE RENTE  FINANCIÈRE - NON AUX TIRS DE MINES A MOINS DE DEUX CENT MÈTRES DE RIVERAINS - NON A RESPIRER ENCORE PLUS DE POUSSIÈRE - NON A UNE NUISANCE SONORE DE PLUS - AUCUNE CRÉATION D'EMPLOI"

Marche à Crayssac du 29 mars 2014
Marche à Crayssac du 29 mars 2014

Les carrières de Montcabrier

A Montcabrier en Dordogne, même convoitise des ressources, même combat des ecocitoyens

La carrière tant décriée à Montcabrier. Les uns défendent l'écologie, d'autres l'économie.

POINT DE VUE sur le dossier des carrières par Pierre Beauvois de Catus

Dossier « carrières ».

Tentative d’une approche pédagogique.


L’extraction de la pierre est une des rares activités industrielles de notre territoire. Nous concernant, elle se situe à Crayssac, Thédirac, Degagnac, Saint Denis Catus.


On doit distinguer trois types d’activités.


1. La production de pierres plus ou moins taillées destinées directement à la construction. Ce qui suppose une intervention de main d’œuvre relativement qualifiée et donc d’un certain volume d’emplois. Ce qui dégage une valeur ajoutée appréciable et des liaisons intéressantes à développer avec l’architecture et le patrimoine spécifique à la région.


2. La production de matériaux de construction (sables et concassés calcaires) généralement utilisés comme base de la production de mortiers, de ciments, de béton, de remblais, de revêtements asphaltiques, d’empierrements divers (castine), de base à l’industrie cimentière, voire d’additifs utilisés en sidérurgie dans les Hauts fourneaux.


3. La production de silice et de quartz destinés à des activités autres que la construction pouvant être très pointues sur le plan technologique et générer des emplois qualifiés.


Dans les trois cas, il s’agit évidemment de faire des prélèvements matériels qui vont modifier l’environnement, ses reliefs, les écosystèmes sur de surfaces contigües, des problèmes de voisinage et contribuer à l’encombrement et à l’usure accélérée du réseau routier et aux émissions de GES. On notera que les activités de concassage et de broyage sont énergétivores. On notera aussi que les « déchets » nés de cette activité sont technologiquement tous valorisables dans l’industrie des matériaux.


L’industrie de la pierre participe des l’esthétiques urbaine et rurale pour autant que l’architecture s’en empare. Elle offre toutes les garanties en termes de recyclage. En quelque sorte, le gisement matériel ne « disparaît » pas. Il est simplement transférer ailleurs, modifié dans son aspect premier et réutilisable au cours de siècles.

Dans le débat naissant, dont la classe politique en place semble peu férue bien qu’elle ait eu le temps de la développer, apparaissent divers éléments à construire ou à étayer.


Le but de cette note est donc d’appeler à rassembler tous les éléments nécessaires à une approche rationnelle d’une « politique de la pierre » dont nous évoquons, modestement, les dimensions qui suivent. Nous sommes persuadés que biens des compétences existent au plan des citoyens et que le projet que nous allons cerner peut , une fois étudié, devenir un axe de développement économique, social, écologique de notre ruralité.



Pour une autre politique de la pierre.


1.Le Lot a besoin d’une industrie de la pierre. Pour maintenir et améliorer son patrimoine immobilier. Pour assurer sa spécificité esthétique liée à la couleur et la nature du matériau. Nous pensons que la dimension touristique est largement dépendante de cette industrie. L’évidence est telle que nous ne développons pas.


2.En l’attente d’un vrai débat énergétique, la pierre, comme le bois, comme les aliments doivent être au maximum produits localement. Et donc nous nous opposons, au nom d’une utilisation rationnelle des énergies (URE) et des enjeux climatiques reconnus, à balader sur des milliers de kilomètres des matières à faible valeur ajoutée. Simplement parce que ce choix profite une petite couche sociale, ne sert pas aux développements des peuples et détériore les équilibres homme-nature. Nous inscrivons donc ce dossier dans notre démarche idéologique du « LOCAL AU GLOBAL ».


3.Considérant qu’il faut maintenir une activité minérale extractive dans le Lot, la question est de la définir au plus près des objectifs économiques, sociaux, environnementaux attendus par les citoyens. Ceci suppose une élévation du PIB lotois, la création d’emplois qualifiés, un aménagement planifié du territoire intégrant le maintien de cette activité et une stricte limitation des nuisances induites.

3.1. L’augmentation du PIB (croissance), soit de la valeur ajoutée brute des entreprises du secteur, privilégie l’activité de taille de la pierre par rapport à la production banale de sable et de concassés. Idem pour l’emploi. Et la valeur des matériaux produits, le volume et les incidences environnementales différent sensiblement entre matériaux élaborés et ceux qui le sont moins. Bref mieux vaut une carrière de pierre qu’une autre de granulats.


3.2. Nous ne nierons évidemment la nécessité de produire des matériaux à faible valeur ajoutée pour les besoins de la construction (sables et concassés). Mais nous allons étudier les destinations commerciales des matières exploitées dans les diverses carrières nous concernant. Soit qu’elles soient dispersées dans une zone géographique décente et servent en fait à une consommation locale. Or d’emblée, nous savons que la multinationale IMERYS exporte largement le quartz de la zone Thédirac. Que son programme de production ne VALORISE PAS dans le LOT la matière lotoise. Et nous allons étudier en détail les activités de cette société et comme celle de Dégagnac. Donc, demande d’inventaire de l’amont de la construction lotoise. Qui fait quoi ? Et où cela va ? Pourquoi pas une petite cimenterie dans le Lot ? Où la localiser ? Qui transporte quoi et comment ?


3.3.Le marché des matériaux doit nous intéresser. Combien les prix au départ, combien à l’arrivée ? En pleine crise du logement, le prix des matériaux cela s’étudie ! Un humoriste français, s’inspirant de la « Valse à mille temps de Jacques Brel » en avait fait la « Vache à mille francs » . Nous nous proposons de suivre le « sable et le ciment à mille francs » ! Et les accords commerciaux « bizarres » en la matière existant dans la région.


4.Le conflit « carrières-habitants » est patent. Il renvoie au PLU en prochaine discussion. Il y a des appétits pour les lotissements. Des « politiques et des administrations » qui délivrent des permis un peu n’importe comment. Nous sommes un peu dans ce cas de figure des zones maritimes et fluviales où, pour faire du « fric », sociétés immobilières, bétonneurs et maires parfois complices ont vendus des terrains sensibles. Nous étudierons cette question et l’histoire des permis de bâtir.


5.Les grandes entreprises concernées du Lot bénéficient d’aides publiques diverses au prétexte de la création d’emplois. Nous analyserons la question à partir des bilans disponibles au Tribunal de Commerce de Cahors. Et nous en mesurerons les incidences. Nous ferons la différence entre les PME et les multinationales présentes.

6.Nous avons à aider l’association de Crayssac. Il faut globaliser le dossier que celle-ci soulève dans la mesure où les questions posées reviennent ailleurs sous des formes semblables. On va procéder à un inventaire global lotois en la matière. Je prendrai contact avec la Chambre d’industrie pour en obtenir les publications. Idem pour le Tribunal de Commerce. Je propose de réfléchir à l’organisation d’un colloque  sur la question.

 

Pierre Beauvois. Le 26 mars 2014.


RECOMMANDATIONS pour une démocratie participative vs les projets inutiles ou imposés

Une plateforme de 20 propositions et 3 règles d'or pour un véritable débat public et un changement des pratiques en matière de concertation a été présentée samedi 14 mars au ministère de l'environnement.

La commission spécialisée du Conseil National de la Transition Ecologique (CNTE) présidée par le sénateur Alain Richard et chargée, après la mort de Rémi Fraisse, de proposer des pistes de rénovation du débat public a reçu 13 membres et représentant-e-s de mouvements citoyens opposés à des projets inutiles et imposés.

Pendant près de 6 heures, ils ont pointé les défaillances des procédures dans chacun des dossiers en cause et démontré, exemples précis à l'appui, comment des pratiques contestables aboutissent à des situations de blocage et de désespérance.

La plate forme présentée ne prétend pas clore le débat mais veut au contraire l'ouvrir, elle a donc vocation à être enrichie et amendée. Elle est le fruit d'un travail commun débuté dans le cadre de l'initiative de convergences des luttes en juillet 2014 vers le site de Notre Dame des Landes. C'est de cette mise en commun des savoirs et de moyens d'analyse, bien plus large que les mouvements auditionnés qu'elle est née.

"L'enjeu est d'arriver à une véritable transparence et une loyauté avec le public sans alourdir les procédures, alors qu'aujourd'hui c'est la défiance qui l'emporte", a déclaré Françoise Verchère (Projet Notre Dame des Landes)

"Les projets doivent répondre à des besoins ou être des opportunités pour la collectivité, ce qui suppose qu'avant de les imaginer, soit réalisé un état des lieux contradictoire auquel chaque citoyen pourra participer, et non pas des études qui les justifient a posteriori", insistait Daniel Ibanez à sa sortie (Projet Lyon Turin).

"Les conflits d'intérêts, les collusions doivent être sanctionnés car ils n'ont pas leur place dans une société démocratique. Ceux qui les couvrent doivent en répondre", déclarait pour sa part Martine Bouchet (Projet LGV Bordeaux-Espagne) 

"Il faut nous doter de moyens légaux (comme dans les CHSCT), en nous allouant les budgets nécessaires à la mise en œuvre d'expertises contradictoires, nous qui ne sommes que bénévoles", proposait Jean-Pierre Chauffier (Défense de la ligne POLLT).

"Les intimidations des opposants, les procédures judiciaires à leur encontre et les pressions sur les élus ne sont pas dignes de ceux qui ont la responsabilité du droit à la liberté d'expression", a poursuivi Corinne François (Projet CIGEO/Bure).

La qualité du travail présenté en commun par ces citoyennes et citoyens actifs, et son importance ont été soulignées et reconnues par le président et de nombreux membres de la Commission Spécialisée démocratie participative du CNTE qui ont semblé très attentifs à nos propositions.

Quelle suite la commission leur donnera-t-elle ? Il est trop tôt évidemment pour le dire. Il est toutefois urgent que le gouvernement prenne la mesure du malaise qui s'installe partout où les projets sont imposés au mépris de la démocratie, et qu'il s'engage avec les mouvements citoyens dans une véritable évaluation des modes de décision.

Alors que nombre de projets se poursuivent dans une stratégie du fait accompli, la meilleure preuve de sa bonne foi serait de geler les projets contestés pour lesquels des manquements graves sont démontrés.

La plateforme complète :

Plateforme pour la modernisation de la démocratie participative
Plateforme proposée par les mouvements d'opposition aux grands projets inutiles et/ou imposés. 3 grands principes, 20 propositions concrètes.
Plateforme democratie participative vs p
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Commentaires : 2
  • #1

    Anne Kimmel (lundi, 23 mars 2015 09:47)

    Bonjour,
    J'habite dans le Quercy Blanc, un peu loin de La Bouriane. D'où ma demande complémentaire d'information. Je me demande si la marche du samedi 29 mars à Crayssac, organisée par l'ADEC, concerne la destruction des Vergers à Graines de Lavercantière ou bien s'il s'agit d'un autre projet de carrière.
    Merci pour votre réponse

  • #2

    cercledegindou (mardi, 24 mars 2015 23:34)

    La marche du 29 mars a déjà eu lieu.... l'année dernière.... Les photos relatives à Crayssac illustrent cette journée de l'année 2014.... Peut-être que l'ADEC prévoit prochainement une autre action... pour le moment nous n'avons pas d'infos à ce sujet.