FUKUSHIMA

 

福島

traduction du japonais :
"L'ILE DE LA BONNE FORTUNE"

 

 

 

 

Atelier poterie La Borie (46)
Atelier poterie La Borie (46)

Fukushima, qui ne cesse de contaminer la planète depuis mars 2011, est-elle une 'chance' pour l'humanité toute entière ?  Va-t-elle nous permettre de  comprendre nos égarements  et de trouver enfin la "voie royale", celle où  l'intelligence se met au service de la conscience ?....

Manif  à Tokyo contre nucléaire
Manif à Tokyo contre nucléaire

Le peuple japonais, 3ème puissance économique mondiale, 1ère nation meurtrie par les  effets ravageurs du chaos radioactif, a choisi : tous les réacteurs nucléaires du pays devraient s'arrêter pour l'été 2012, et ce malgré la crise énergétique internationale.

A quand la volonté vraie de sauver la planète ?
A quand la volonté vraie de sauver la planète ?

Nous français, vivant sur un territoire truffé de centrales nucléaires, avons-nous le droit de feindre l'insouciance pour justifier une adhésion molle  aux choix égoîstes de nos gouvernants ? La "bonne fortune" de Fukushima, terrible ironie du sort ou message d'espoir puissant ?...

 

 

 

 

JOURNEE D'ACTION MONDIALE CONTRE LE NUCLEAIRE

14 MARS 2012

 

 

 

Le Président de la CRIIRAD sera

à Cahors le mercredi 8 février

pour répondre à toutes nos questions.

Ne ratons pas cette "chance" ....

 

 

Roland desbordes et Jean-Luc Vialard du Mouvement pour la sortie du nucléaire avec dans ses mains, le fameux compteur./ Photo DDM, J-M. F.
Roland desbordes et Jean-Luc Vialard du Mouvement pour la sortie du nucléaire avec dans ses mains, le fameux compteur./ Photo DDM, J-M. F.

 

 

 

 

 

 

Université du Temps Libéré à Prayssac

Samedi 4 février à Prayssac s'est tenue une conférence animée par Monsieur Alain REILLES sur le thème des "Enjeux Energétiques du XXIème siècle" et sur la question du nucléaire.

Un compte-rendu de cette conférence sera bientôt disponible sur le site de l'association : http://utlpl.free.fr/actualites3/index.html

 

 

 


La Cour des comptes fait
 
 une opération vérité sur
 
 les coûts du nucléaire
 


AFP - 31 janvier 2012 - PARIS - La Cour des comptes a publié mardi un rapport sans précédent sur l'ensemble des coûts liés à la production d'électricité nucléaire en France, pointant des incertitudes sur les charges futures mais qui n'agiront qu'à la marge sur une addition appelée de toute façon à grimper.

D'après ce rapport de près de 400 pages, qui avait été commandé l'an dernier par le gouvernement après la catastrophe de Fukushima, les investissements publics et privés réalisés depuis le début dans la filière française d'électricité nucléaire, d'un montant colossal, sont néanmoins bien identifiés, avec une addition toutes dépenses confondues évaluée à 228 milliards.

Le montant total de la construction des installations nécessaires à la production d'électricité nucléaire est chiffré à 121 milliards d'euros (hors coût de Superphénix), et le parc actuel, composé de 58 réacteurs, dont les plus anciens (Fessenheim 1 et 2) sont entrés en service en 1978, a coûté à lui seul 96 milliards.

Les dépenses de recherche publiques et privées depuis les années 1950 sont de leur côté évaluées à 55 milliards, soit environ un milliard par an.

Par ailleurs, l'institution de la rue Cambon a prévenu que les charges futures assumées par les opérateurs sont très incertaines par nature, du fait de multiples inconnues liées au démantèlement des installations nucléaires et à la gestion à long terme des déchets radioactifs, par manque d'expérience et parce que certains choix ne sont pas encore arrêtés. D'où des risques d'augmentation probables.

De plus, la Cour a calculé que les dépenses de maintenance des installations nucléaires allaient plus que doubler sur la période 2011-2025, à 3,7 milliards par an en moyenne, contre 1,7 milliard en 2010. Cette opération vérité a été réalisée à la demande du gouvernement face aux polémiques récurrentes sur le coût réel du nucléaire.

L'Observatoire du nucléaire a jugé que ce rapport "marque la fin de 50 ans de mensonges de la part des promoteurs de l'atome, qui n'ont cessé de prétendre que l'électricité d'origine nucléaire était de loin la moins chère".

Le président Nicolas Sarkozy avait accepté au printemps dernier le principe de cet audit, qui avait été réclamé par des ONG après la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Une expertise aussi détaillée et systématique n'a jamais été effectuée en France, championne de l'atome, alors que le coût réel du nucléaire oppose régulièrement ses défenseurs et ses adversaires, ces derniers soupçonnant les premiers de chercher à le minimiser. Ce rapport est par ailleurs présenté en plein débat sur la part du nucléaire dans la production française d'électricité, actuellement autour de 75%.





Le dogme du nucléaire pas cher
 
est brisé, disent les écologistes

PARIS, 31 janvier 2012 (Reuters)

Le rapport de la Cour des comptes publié mardi en France brise le dogme du "nucléaire pas cher" et balaie les vertus supposées de l'atome, estiment des écologistes et des centristes.

Pour l'Observatoire du nucléaire, un organisme indépendant, cette étude marque "la fin de 50 ans de mensonges" des promoteurs de l'atome "qui n'ont cessé de prétendre que l'électricité d'origine nucléaire était de loin la moins chère."

Dans son rapport, la Cour des comptes souligne que prolonger la durée de vie des centrales nucléaires au-delà de 40 ans semble inévitable sauf à accepter des investissements difficilement réalisables ou une baisse de la consommation d'électricité. Vingt-deux des 58 réacteurs français, représentant environ 30% de la puissance nette du parc, atteindront leur quarantième année de fonctionnement d'ici à la fin 2022, rappelle la Cour. Dans l'hypothèse d'une durée de vie de 40 ans et d'un maintien de la production électronucléaire à son niveau actuel, il faudrait "un effort très considérable d'investissement équivalent à la construction de 11 (réacteurs de type) EPR d'ici la fin de 2022", écrit-elle.

L'Observatoire du nucléaire en déduit dans un communiqué que l'électricité nucléaire est en réalité "bien plus chère que la plupart des autres filières". Pour en arriver là, "il a fallu attendre que, aveuglé par sa foi irrationnelle en l'atome, et donc persuadé de la compétitivité de l'atome", Nicolas Sarkozy ne demande à la Cour des comptes de faire la vérité sur ce dossier".

"Ce rapport fera date car il confirme le coût faramineux du nucléaire futur", souligne l'adjoint au maire écologiste de Paris, Denis Baupin, sur son blog. "Qu'on choisisse de prolonger la durée de vie des réacteurs existants (en les sécurisant et en tentant de les faire tenir dix ou vingt ans de plus), ou que l'on choisisse de construire des réacteurs de nouvelle génération EPR pour les remplacer, le coût du kWh produit sera près de deux fois plus élevé que le prix artificiel actuel", ajoute-t-il.

Jean-Luc Bennahmias, vice-président du MoDem de François Bayrou et écologiste, estime lui aussi que le rapport de la Cour des comptes "vient ouvrir une nouvelle brèche dans l'argumentaire du gouvernement et des opérateurs." "Le nucléaire coûte cher - les investissements déjà réalisés sont de l'ordre de 228 milliards d'euros - et cela ne risque pas de s'arranger", écrit-il.

Il souligne que la Cour des comptes "fait état des incertitudes qui règnent quant au chiffrage des investissements et opérations futures." "Combien coûte le démantèlement ? A combien s'élève la gestion des déchets radioactifs ? Ou encore, à combien reviendra la prolongation de la durée de vie des centrales ?", demande-t-il.