LES PARENTS PAUVRES

DE LA CULTURE EN MIDI-PYRENEES

En Bouriane (Lot 46) : Festivaliers de Gindou Cinéma et parents d'élèves de Goujounac....

UNE CULTURE A DEUX VITESSES ?

 

 

 

Le cinéma de verdure à Gindou (46250, Lot, Midi-Pyrénées) photo N. Blaya
Le cinéma de verdure à Gindou (46250, Lot, Midi-Pyrénées) photo N. Blaya

Pour les chanceux venus d'ailleurs, le festival de cinéma de Gindou rassemble touristes et amateurs de cinéma une semaine par an sur un magnifique site de verdure et de béton. Investissement = 700.000 euros.

L'école de Goujounac (46250, Lot, Midi-Pyrénées)
L'école de Goujounac (46250, Lot, Midi-Pyrénées)

Pour les mal lotis vivant ici, la petite école rurale de Goujounac qui jusqu'ici a fait battre le coeur du village et donné pleine satisfaction aux enfants, aux parents et à l'inspection académique, va peut-être fermer ses portes définitivement au 1er juillet 2013 pour que l'Etat puisse économiser une poignée de milliers d'euros. Adieu veaux, vaches, cochons, et qualité de vie inestimable.... Tout comme les habitants des grandes villes, les enfants de Goujounac, leur école fermée, devront effectuer chaque jour 1h30 de transport en commun grignotée sur leur temps de sommeil et de loisirs  pour rejoindre des écoles avoisinantes ....

Et si d'aventure, nos festivaliers de Gindou cet été, si admiratifs de la place faite à la culture dans notre région, apprenaient qu'à quelques kilomètres de là, des écoles rurales ferment pour des raisons très contestables en désorganisant tout un tissu social et culturel, qu'en penseraient-ils ?....

 

 

 

SAUVER L 'ECOLE DE GOUJOUNAC

et la qualité de vie en milieu rural...

L'appel des parents d'élèves

L'école de Goujounac est menacée de fermeture. Nous, parents, habitants et sympathisants voulons conserver ce service de proximité essentiel à la vie de notre village et éviter à de trop jeunes enfants de longs et fatigants transports en bus. Face à la logique comptable qui préside à cette décision administrative, nous donnons à voir notre humanité et notre diversité .Nous proposons aux médias locaux et nationaux, aux autorités administratives et politiques, de découvrir jour après jour le visage de notre lutte. Nous témoignons de ce que nous sommes et nous vous regardons aussi. Nous garderons mémoire de votre engagement et de vos actes.

 

Relayez notre cause, faites la connaître, manifestez votre soutien !

 

Le collectif.

 

Notre RPI comprend 4 communes : Frayssinet le Gélat, Goujounac, St Caprais et Pomarède. Nous avons deux écoles, une à Frayssinet accueillant les enfants de maternelle et CP, l'autre à Goujounac accueillant des enfants du CE1 au CM2.

 

Notre école de Goujounac est menacée de fermeture, faute d'effectif d'après notre Directeur Académie des Services de l'Education Nationale, information que nous avons appris par voie de presse (article dans la dépêche du Midi). Cette fermeture entraîne la suppression du poste de la cantinière de Goujounac, car pour le moment, nous avons une cantinière pourchaque école. Pour nos enfants, le DASEN, nous propose de les diriger soit vers Cazals soit vers Prayssac.

 

Le conseil général a étudié pour le moment le circuit que feraient nos enfants s'ils étaient dirigés vers Cazals. Nous avons effectué ce circuit afin de se rendre compte du temps que passeraient nos enfants dans le transport scolaire : ils vont passer 1h30 chaque jour dans le ramassage sur des petites routes sinueuses et dangereuses ! Si nos enfants vont en majorité vers Prayssac, le trajet du ramassage serait encore un peu plus long. De plus, à Cazals, la cantinière ne fait pas à manger sur place contrairement à nous, les enfants ont des plateaux repas.

 

Pour le problème de l'effectif, il est vrai que nous avons connu une mauvaise période et nous avons déjà d'ailleurs perdu un poste en 2011, car auparavant , nous avions 2 enseignantes à Frayssinet. A l'heure actuelle, nous avons connaissance de 10 enfants qui pourraient être scolarisés en 2013 et 9 enfants à scolariser en 2014.

 

Ces enfants ne pourront pas être accueillis à l'école de Frayssinet car l'enseignante a déjà 4 niveaux et ne peux en prendre un supplémentaire, de toute façon ce cas de figure a été refusé par notre DASEN.

 

Nous sommes donc en train de travailler sur un projet de crèche afin de pourvoir accueillir ces enfants et permettre également aux plus petits d'en bénéficier afin de les garder au sein de notre RPI. Avec ces enfants, notre effectif va remonter.

 

Malheureusement, on nous annonce la fermeture de notre école. Et nous savons pertinemment que l'école de Frayssinet fermera très prochainement si Goujounac ferme. Ce sera alors la fin de notre RPI et la mort de nos villages (dans nos communes plusieurs investissements ont déjà été faits un multiservice rural, une médiathèque en plus de nos commerces).

 

Voilà les raisons pour lesquelles nous exprimons notre volonté et notre détermination afin de conserver notre école. Nous refusons que nos enfants subissent autant de désagréments. Nous voulons conserver notre qualité de vie et d'enseignement !

 

 

Vous trouverez ci-après un récapitulatif des principales actions que nous avons menées :

 

  • Vendredi 15/2/13 : Première mobilisation des parents, des élus et de la population, occupation des écoles et barrage filtrant pour signature de la pétition.

  • Lundi 18/2/13 : Premier rendez-vous avec M. Fessenmeyer, notre Directeur Académique des Services de l'Education Nationale.

  • Mardi 19/2/13 : Manifestation devant la préfecture, lieu où se déroule le CDEN.

  • Vendredi 22/2/13 : Information de la décision après consultation du CDEN de M. Fessenmeyer : suppression du poste.

  • Mardi 12/3/13 : Déplacement d'une délégation à Cahors, lieu où se déroule le tournage de l'émission de Midi en France, afin de rentrer en contact avec France 3.

  • Lundi 18/3/13 : Deuxième mobilisation pour la venue de France 3.

  • Lundi 25/3 : Deuxième rendez-vous avec M. Fessenmeyer.

  • Mardi 26/3 : Grève des parents. Ils n'ont pas amené leurs enfants à l'école pour la matinée.

  • Lundi 1/04/2013 : Troisième mobilisation, barrage filtrant, buffet à partager, chasse aux œufs.

  • Dimanche 7/4/13 : Convoi escargot de Pomarède à Cazals pour faire le circuit que feront nos enfants si l'école ferme.

  • Vendredi 19-4-13 : Troisième rendez-vous avec M. Fessenmeyer.

  • Vendredi 10/05 : Rendez-vous avec Mme Treillou du Conseil Général pour mettre en place une structure d'accueil petite enfance.

  • Jeudi 16/05 : Intervention au conseil inter-communautaire afin de sensibilliser tous les représentants de notre communauté de communes et pour leur présenter nos projets afin d'améliorer la qualité des services de notre RPI.

  • Dimanche 26/5 : Marche des 4 villages.

  • Lundi 27/05 : Rendez-vous avec M. le Préfet (M. Cazenave-Lacrouts) et M. Fessenmeyer (4ème rendez-vous avec notre DASEN).

  • Mardi 28/05 : Réunion de la communauté des communes à Cazals.

  • Mardi 4/6 : Lancement du projet photo pétition.

 

Nous avons également envoyé différents courriers à M. Malvy (Président du Conseil Régional de Midi Pyrénées), M. Peillon (Ministre de l'Education Nationale), Mme Orliac (Notre Députée), M. Bargues (notre Conseiller Général), M. Miquel (Président du Conseil Général du Lot), M. le 1er ministre, M. le Président de la République, M. Le Préfet, M. le Recteur de l'Académie de Toulouse, au DASEN, au Conseil Général (Service des transports).

 

Nous avons occupé pendant 10 semaines les écoles.

Nous avons eu plusieurs articles dans la presse, à la radio sur Antenne d'oc et à la télévision sur France 3 Midi Pyrénées.

 

Les communes du RPI sont des communes rurales accueillantes et paisibles dotées de commerces de proximité, située à environ 10km de Prayssac et 30 km de Cahors.

Dans nos villages, nous avons des locations vacantes idéales pour accueillir des familles, n'hésitez pas à nous contacter, nous vous mettrons en relation avec les propriétaires !
 

L' APE et le Collectif des habitants.

ape.fg@orange.fr

collectif-ecole-goujounac@orange.fr

 

 

 

LA PHOTO-PETITION

pour le maintien de l'école de Goujounac

Les visages d'un village qui veut garder son école...

(penser à regarder les photos en plein écran - icône à droite....)

 

 

 

LES ENFANTS DE GOUJOUNAC

Leur 1ère manifestation pour défendre leur école, leur éducation, leur village, leur culture...

 

 

 

FAIRE VIVRE LES ECOLES RURALES

Pour le maintien des petites écoles de proximité

Non, les petites écoles ne sont pas archaïques !

Depuis une quinzaine d’années, de nombreux travaux, dont ceux du ministère lui-même (DEP), récemment confirmés par l’Observatoire École et Territoires, montrent que les enfants réussissent aussi bien – voire mieux – dans les classes à plusieurs niveaux. Le mélange des âges, l’espace, le nombre d’enfants, le cadre de vie sont des conditions déterminantes dans la réussite des élèves. Souvent, l’engagement des enseignants et des élus, en ont fait de véritables lieux d’innovation pédagogique.

Non, les petites écoles ne coûtent pas plus cher à la collectivité !

Les travaux d’Alain Mingat (Iredu de Dijon) ont montré que regrouper les écoles et augmenter les dépenses de transport revient aussi cher à la collectivité que garder le tissu scolaire de proximité. C’est l’État qui fait des économies au dépens des collectivités locales. Une fois les écoles regroupées, les frais de scolarisation demandés aux communes qui n’ont plus d’écoles dépassent largement les frais d’entretien et de fonctionnement.

OUI, les petites écoles maintiennent le lien social !

La taille des écoles facilite les relations entre les élèves, leur permet d’acquérir une plus grande autonomie et d’apprendre à vivre dans un groupe à leur mesure. Les phénomènes de violence y sont rares. Enseignants, élus, parents y trouvent un cadre propice au dialogue et à leur partenariat. Dans un milieu rural de plus en plus recomposé (nouveaux arrivants, mélange social), l’école du village reste un lieu privilégié de la rencontre et du lien social.

La Fédération Nationale pour l'Ecole Rurale

Tout savoir sur les bienfaits des petites écoles :

F.N.E.R.

FEDERATION NATIONALE POUR L'ECOLE RURALE

http://ecole-rurale.marelle.org/

 

 

 

FAIRE VIVRE LES VILLAGES

Le témoignage d'une habitante de Goujounac

 

Une retraitée enfin heureuse d’être revenue passée sa retraite dans son village d’origine :

J’ai choisi de revenir vivre ma retraite dans un village que ma vie professionnelle avait tenue à l’écart.

Au fil du temps, j’ai pu constater l’absence de renouveau et le passage de la vie à trépas de mon magnifique village….

Bien heureusement son âme n’était point morte, car la menace de la fermeture du dernier lien social : l’école, a réveillé la conscience seulement endormie de tous ses habitants jeunes et vieux.

L’esprit de résignation a cédé le pas à la lutte contre la décision administrative et le renoncement a fait place à une force de proposition.

L’esprit de solidarité a gagné aussi les habitants résistants du RPI Frayssinet, ST Caprais et Pomarède.

Tous ensembles apportent des propositions constructives pour repeupler nos villages.

  • En créant des facilités (une crèche) pour les jeunes parents désireux de faire le choix de vie à la campagne pour leurs enfants. De nombreuses demandes existent déjà.

  • En innovant une politique de l’habitat qui passerait par le recensement des maisons vides, suivi de la promotion de leur vente ou de leur location.

  • En revoyant la carte communale pour favoriser les terrains constructibles.

A cet esprit novateur qui naît dans la misère de la désertification rurale, j’ai envie de vous dire n’oublions pas de penser « le bien vieillir dans nos campagnes ».

Moi aussi j’ai envie de vieillir ici. Mais alors, il faut encore faire marcher aujourd’hui notre imagination pour concevoir et tirer profit de notre ruralité pour les vieux que nous serons demain.

Si nous n’y pensons pas, nous irons alimenter des mouroirs surpeuplés et en sous effectifs.

Nos enfants, attelés encore à pas d’âge à leur tâche professionnelle n’auront pas le cœur à s’occuper de leurs « vieux ». Faisons en sorte pour que d’autres s’occupent de nous ici…Imaginons de nouvelles structures, plus humaines et moins couteuses.

SUIVRE TOUTE L'ACTUALITE DE CE DOSSIER DANS LE LOT  :

https://www.facebook.com/pages/Collectif-Ccsev-Lot/1551167508501066

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Commentaires : 8
  • #1

    cercledegindou (jeudi, 20 juin 2013 11:33)

    Commentaires reproduits provenant du BLOG DES BOURIANS :

    Je suis tombé par hasard sur le blog des Bourians et j'ai trouvé ce commentaire sur les écoles de village... qui me cite en tant que témoin et acteur de la défense de l'école rurale.


    J'étais surpris et flatté de me lire et me suis souvenu de cet entretien avec Christophe Pélaprat d'où est tiré cet extrait.


    J'ai vu qu'une question concernait la Fédération nationale pour l'école rurale dont je suis encore membre (sans y être très actif) et je me permets de vous noter les adresses électroniques de Michel Baron et Etienne Anquetil qui en sont les principaux animateurs.


    baronmi@wanadoo.fr


    anquetil.etienne@wanadoo.fr


    Vous pourriez, si vous vouliez poursuivre cette réflexion, prendre contact avec eux de ma part...



    aut-il supprimer les écoles de villages? est-ce bon pour les enfants?
    Par jevouslis le 23/02/13 - 16:11

    Les petites classes, uniques ou à deux ou trois cours ont souvent été le berceau des pédagogies modernes, notamment celle de Freinet. Dès les années 70, bon nombre d'instituteurs y ont trouvé le terreau favorable à la mise en oeuvre des méthodes les plus innovantes. C'était aussi un microcosme de travail et de vie, souvent bien plus qu'un simple poste. « Quand j'ai commencé, nous étions dans une période d'effervescence pédagogique, se souvient Jean Pauly, instituteur lotois à la retraite depuis peu. Nous étions en poste « ménage » dans la même école avec mon épouse, ça a été notre vie, c'est là que nous nous sommes posé des questions sur nos méthodes d'enseignement ». « C'est en école rurale que je me suis le plus épanoui dans mon métier, confirme Jean-Marie Lacan, aujourd'hui directeur de l'école primaire de Cajarc. On expérimente plus de choses, on est moins frileux ».


    La cohabitation dans une même classe d'enfants d'âges différents oblige l'instituteur à enseigner autrement, à inventer d'autres moments d'apprentissage et de recherche. « Cela révèle une grande richesse chez les enfants, explique Jean Pauly. Ils apprennent beaucoup de choses entre eux, les grands montrent aux petits, le maître est souvent là simplement pour mettre en place et accompagner ».


    Ces écoles multi-âges gagnent en apprentissage, autonomie, esprit d'initiative, solidarité et autodiscipline. Ce sont des lieux privilégiés pour le développement d'une pédagogie de communication, pour l'introduction de technologies nouvelles. Mais surtout, en étant un environnement de proximité, sur plusieurs années et avec le même enseignant, l'école reste un repère pour l'enfant au cours de sa construction, respecte mieux son rythme.


    Cette école « à l'échelle enfant », telle que la défend la Fédération nationale pour l'école rurale (2), offre un contexte idéal pour faire de chaque élève un être social, épanoui et libre, bref pour construire des citoyens. Elle ne sacrifie pas pour autant aux exigences de l'Education Nationale : une étude curieusement peu divulguée, émanant du Ministère lui-même, a révélé des résultats équivalents voire supérieurs à la moyenne nationale dans les petites écoles.


    Dans un village, l'école est aussi un lieu de vie sociale, un véritable espace d'échange culturel au sein d'une communauté, et le partenariat entre parents d'élèves, enseignant et municipalité s'en trouve facilité.


    d'après Christophe Pélaprat

  • #2

    cercledegindou (mardi, 10 septembre 2013 16:50)

    Bravo aux habitants de Goujounac !.... Ils ont réussi à maintenir leur école dans leur village.
    La rentrée 2013 des 14 élèves de l'école de Goujounac s'est effectuée dans la joie et la satisfaction d'une mission accomplie !
    Article de La Dépêche :
    http://www.ladepeche.fr/article/2013/09/04/1700861-goujounac-apres-un-printemps-de-lutte-l-ecole-a-rouvert.html

  • #3

    AMAROUCHE (jeudi, 03 octobre 2013 20:39)

    Bonjour !

    Le patrimoine hérité du passé est vraiment menacé.

    Des démolitions, des destructions, des soifs de nouvelles surfaces de terrains à bâtir par d'irrationnelles récupérations sous n'importe quel alibi, oeuvre coloniales ou habitat précaire....

    Il y a partout une d'improvisation et de complaisance, un travail sans étude et sans large consultation publique.

  • #4

    meurisse (jeudi, 12 février 2015 16:23)

    nous sommes une famille nombreuses se composant de 5 5enfants agees respectivement de 13 a 4ans et nous souhaitons changer notre qualiter de vie en emmenageant en campagne cherchons village recherchant une famille comme la notre afin de repeupler un village

  • #5

    meurisse (jeudi, 12 février 2015 16:30)

    ps mous habitont actuellement le nord mon tel et le 06 35 17 40 15

  • #6

    terdjemane (lundi, 10 août 2015 12:19)

    bonjour nous sommes une famille avec 5 enfants et sommes trés désireux de vivre a la campagne mon tel 0616797425

  • #7

    duquenne christine (dimanche, 15 novembre 2015 16:25)

    bonjour je suis, maman célibataire de deux enfants, 15 ans et6 ans, je suis pédicure médicale, et aide aux personnes âgées,j ai travaillé aussi comme aide ergothérapeute, j aimerais offrir une vie plus calme , plus sereine,plus près de la nature a mes enfants...dans un village vieillissant....

  • #8

    Kouna NOAH olivier (mercredi, 22 juin 2016 19:11)

    Bonsoir je viens auprès de vous sollicité un parrainage de votre part
    Votre offre m intéressé si c est encore disponible
    La diversité culturelle est la force de la France
    Mais je suis au Cameroun et père de trois enfants âge entre 7 5 3 ans chacun