LES GRANDES SURFACES VERTES

DE CAZALS

Productions locales et bio, Soins naturels, Slow food, Entretien écologique de la maison

 

 

 

POUR UNE ALIMENTATION RESPONSABLE

Recréer le lien entre l'alimentation, les êtres humains et les écosystèmes

 

Aujourd’hui, l’alimentation, de sa production / prélèvement, à sa consommation en passant par les étapes de transformation, se traduit par des phénomènes locaux et mondiaux allant à contre courant de la perspective d’un développement humain soutenable :

   

  • Les êtres humains sont déconnectés des terres qui les nourrissent avec tout ce que cela signifie en matière d’impacts sur la santé des populations et sur les repères culturels.
  • Les prélèvements trop importants mènent à la diminution alarmante des stocks de poissons dans toutes les mers du monde.
  • Les systèmes agricoles intensifs en engrais chimiques de synthèse, en produits phytosanitaires et en énergie mais extensifs en main d’œuvre, dégradent les écosystèmes et les tissus ruraux et sont sources de nombreuses pollutions.
  • Les « circuits longs » et incohérents de transformation et de transport sont consommateurs d’énergie et émetteurs de gaz à effet de serre
  • Les agriculteurs sont de plus en plus dépendants des acteurs de la chaîne alimentaire, des semenciers en amont aux grandes chaînes de distribution en aval.
  • Les politiques agricoles promouvant la libéralisation du marché des matières premières portent une responsabilité dans les problèmes d’accès à l’alimentation pour les populations des pays du Sud.

                  

Alors que le Millennium Ecosystem Assessment met en lumière l’ensemble des services écologiques que les êtres humains tirent des écosystèmes pour subvenir à leurs besoins alimentaires, la FAO atteste que la pression environnementale exercée par les activités agricoles augmentera.

L’enjeu est donc bien de recréer le lien entre l’alimentation - à travers toutes ses étapes, de la production à la consommation - les êtres humains et les écosystèmes afin de tendre vers une agriculture et une pêche en cohérence avec la préservation de la biodiversité, moins impactantes en termes de changement climatique et généralisant l’accès à une alimentation de qualité.

 

Extraits du dossier ALIMENTATION RESPONSABLE de la fondation Nicolas Hulot :  http://www.fondation-nature-homme.org/actions/alimentation-responsable

 

 

 

 

 

SLOW FOOD

Rattacher le plaisir de la nourriture à un engagement envers la communauté et l'environnement

 

Slow Food appelle au développement de l’éducation au goût car seuls les consommateurs informés et conscients de l’impact de leurs choix sur les logiques de production alimentaire peuvent devenir des coproducteurs d’un nouveau modèle agricole, moins intensif et plus respectueux du vivant, produisant des aliments bons, propres et justes.

 

Slow Food est une organisation internationale qui repose sur un réseau local  d’associations et envisage un monde où chacun puisse avoir accès à une nourriture  bonne pour lui, pour ceux qui la produisent, et pour la planète.

 

Association à but non lucratif financée par ses membres, Slow Food a été fondée en 1989 pour contrer le phénomène du fast food et de la fast life, en réaction à la disparition des traditions alimentaires locales, et afin d’encourager les citoyens à prendre conscience de leur nourriture, de sa provenance, de son goût, et de la façon dont nos choix alimentaires affectent le reste du monde. Slow Food croit que nous avons tous un droit fondamental au plaisir d’une nourriture de qualité, et par conséquent le devoir de protéger l’héritage de produits, de traditions et de cultures qui rendent ce plaisir possible.

 

Slow Food rassemble des millions d’individus passionnés et dédiés à l’alimentation bonne, propre et juste : chefs, jeunes, activistes, exploitants, pêcheurs, experts et universitaires en plus de 150 pays. Le réseau compte 100 000 membres Slow Food rattachés à 1500 antennes locales du monde entier (appelées Conviviums) qui contribuent  au mouvement grâce aux adhésions, mais aussi aux événements et campagnes qu’elles organisent sans oublier les 2000 communautés de la nourriture Terra Madre qui produisent, à petite échelle et de manière durable, des aliments de qualité.

 

L’Association en France regroupe aujourd’hui presque 1000 adhérents divisés en 32 conviviums.

 

 

 

 

 

 

FILIERE PAYSANNE

Pour une agriculture et une alimentation locale

Campagne UNION FERTILE : pétition pour la préservation des terres agricoles

 

 

 

 

 

LE DROIT A L'ALIMENTATION

Les déclarations d'Olivier de Schutter, Rapporteur Spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation

 

La lutte contre la faim dans le monde doit passer par l’aide aux petits agriculteurs, par une répartition plus équitable des revenus, par un meilleur respect des écosystèmes et par une consommation plus durable, explique Olivier De Schutter, le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation.

 

Le Belge Olivier De Schutter, juriste et professeur à l’UCL, termine un mandat de 6 ans comme rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation. Le Suisse Jean Ziegler l’avait précédé à ce poste. Olivier De Schutter vient de publier son rapport final sur la faim dans le monde. Interrogé par Bertrand Henne, il explique: "Il y a 50 ans, nous posions la question de savoir comment augmenter la production pour répondre à une croissance démographique galopante (2,5% d’augmentation de la population annuelle au milieu des années 1960). Et on n’a pas répondu à toutes les questions qui aujourd’hui sont les plus pertinentes : comment le faire en respectant les écosystèmes, en limitant l’empreinte écologique ? Comment le faire en ayant une répartition équitable des revenus ? Comment le faire de manière à ce que les petits agriculteurs puissent bénéficier d’un investissement nécessaire au développement rural ?"

 

1,2 milliard de personnes ont faim

Olivier De Schutter ne peut faire qu’un "constat d’échec" : le nombre de personnes affamées est resté plus ou moins stable alors que la population mondiale a doublé en 50 ans : "On n’a pas investi de la bonne manière, afin de réduire la pauvreté rurale. La FAO (l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) estime que 842 millions de personnes ont faim, je situe ce chiffre plutôt autour de 1,2 milliard de personnes. C’est en tout cas un échec massif".

"On produit l’équivalent de 4800 kcal par jour et par personne, soit deux fois plus qu’il n’en faut pour nourrir la planète. Le vrai problème, c’est que des acteurs puissants font obstacle à des changements véritables. Il faut le reconnaître : la faim est une question beaucoup plus politique que technique. Techniquement, nous avons les solutions. Nous avons un diagnostic partagé et il faut maintenant vraiment agir et ne plus se contenter de beaux discours comme cela a été le cas depuis des années" poursuit Olivier De Schutter.

 

"Les gouvernements ont perdu le contrôle"

Le rapporteur spécial constate que "les négociations commerciales sont très largement conduites par les gouvernements en fonction des intérêts de leurs grandes entreprises, des multinationales dont ils défendent la capacité à continuer à exporter". Au contraire, "on n’a pas permis aux petits producteurs de fournir le marché qui est à 30 km de chez lui. On a un système très déséquilibré en faveur des plus gros acteurs et des chaînes mondiales d’approvisionnement. Mais les gouvernements ont largement perdu le contrôle de cette évolution" regrette-t-il.

 

A.L. avec B. Henne

 

Source : http://www.rtbf.be/info/societe/detail_olivier-de-schutter-la-faim-est-une-question-beaucoup-plus-politique-que-technique?id=8220445

 

 

 

 

 

 

 

Un repas Cercle de Gindou à Montcléra
Un repas Cercle de Gindou à Montcléra